ISLAND HOPING 

CENTRE DES ARTS DE LA VILLE D’ATHÈNES

 

Du 9 novembre 2018 au 3 février 2019

 

ENTRÉE GRATUITE

 

Le nouveau projet photographique de l’artiste visuelle Christina Dimitriadis a été présenté au public amateur d’art lors de l’exposition ISLAND HOPING / ΑΤΟΠΟΙ ΤΟΠΟΙ, organisée par l’Organisation Culturelle, Sportive et de la Jeunesse de la Ville d’Athènes au Centre des Arts d’Athènes, du 9 novembre 2018 au 3 février 2019.

Cette exposition a marqué la première présentation solo de Dimitriadis dans une institution culturelle publique en Grèce. Le titre de l’exposition, inspiré de l’expression anglaise « island hopping » (saut d’île en île), symbolise l’exploration par Dimitriadis de l’imagerie et du mythe méditerranéen. La Méditerranée, tout en étant une entité géographique, est avant tout une réalité imaginée où la quête de la beauté et un esprit collectif trouvent leurs racines. Bien qu’elle soit souvent vue comme un espace culturel unifié, la Méditerranée incarne des réalités historiques et politiques d’une complexité plus profonde.
 
Dans ces photographies aux compositions esthétiques marquées, les îles et îlots rocheux surgissent de la mer en tant que paysages indéfinis. Les côtes accidentées de l’Égée, avec leurs morphologies saisissantes et leur austérité, éveillent des émotions variées, oscillant entre optimisme, espoir et incertitude. Dimitriadis transforme ainsi ce paysage accueillant en une étendue aride. La série débute par une photographie en noir et blanc de Helgoland, une île de la mer du Nord, symbolisant les origines familiales de l’artiste et le commencement de son périple migratoire. Le passé et le futur, le personnel et le collectif s’y entremêlent, faisant de *ISLAND HOPING* un hybride entre le Nord et le Sud.
 

Christina Dimitriadis confie : « À travers ces petites îles rocheuses, j’ai voulu explorer un paysage unique, qui passe souvent inaperçu. Ces photographies composent une sorte de ‘carte’ alternative de la Grèce, une seconde lecture du pays, qui remet en question les clichés visuels habituels. »

Le curateur de l’exposition, Denys Zacharopoulos, observe : « Ce projet jette un regard pénétrant sur les limites comme points focaux mouvants et variables, perçus comme des frontières ou des murs, à la fois menaçants et protecteurs. Dans cette série photographique des îlots de l’Égée, dépourvue de toute présence humaine, l’élément humain est néanmoins évoqué par la notion de limite, qu’elle soit visible ou implicite, surgissant entre nous sous la forme d’un désert ou d’un espace habité. Chaque île rocheuse dans Island Hoping est un lieu sans lieu, une halte potentielle sur un parcours, ou peut-être même la destination finale.»

La photo shoot a eu lieu dans l’archipel des Fourni Korséon, situé entre Icarie, Patmos et Samos, une région de grande importance géologique, géopolitique et historique, marquée par le plus grand nombre de naufrages depuis l’Antiquité et aujourd’hui tristement emblématique des vagues migratoires marquées par la vie et la mort.

Cette exposition a été rendue possible grâce au soutien de NEON, en collaboration avec la Municipalité de Fourni Korseon, EuroMare et la Galerie Eleni Koronaiou.